Le blog de Pierre Duterte Psychothérapeute
Les thérapies familiales systémiques, initiées à Palo-Alto (États-Unis) dans les années cinquante, ont offert au champ psychothérapique une approche de la famille en terme de « système à l’équilibre ». La famille est vue à partir de ce moment-là comme une structure où chaque membre a une place, et certains comportements ou symptômes comme ayant à l’évidence une fonction par rapport au maintien de ce fameux équilibre. Équilibre ne voulant pas dire « bonne marche » mais fonctionnement compris et utilisé par les membres de la famille. Un système familial peut fonctionner en équilibre mais très mal ! L’approche systémique a également mis en évidence les facteurs de « crise », au sens d’une cause de changement structurel, tels que : la naissance d’un enfant, le départ d’un aîné, la retraite de l’un des parents, etc.
Quand la structure familiale est perturbée, dysfonctionne souvent les parents ne se sentent plus de « bons parents », le mari ne se sent plus respecter dans sa position de mari, de père ; l’épouse peut se vivre comme une « mauvaise mère » ou une femme pas à la hauteur. Les parents ne se croient plus capables d’être parents. Parfois même, dans certaines situations, les enfants se trouvent souvent « parentifiés ».
Dans le cadre d’une thérapie familiale, il est possible de restituer à chacun une place gratifiante et correspondant à son âge et à son rang généalogique. Les souffrances, la détresse, les
sentiments d’abandon peuvent également se parler sans que les enfants ou le conjoint ne soient exposés à la violence des faits. La parole peut être libérée et la famille entrer progressivement
dans un « changement ».
© Docteur Pierre Duterte Psychothérapeute - Thérapeute familial