Présentation

  • : Le blog de Pierre Duterte Psychothérapeute
  • Le blog de Pierre Duterte Psychothérapeute
  • : thérapie psychothérapeute systémique supervision systémie Santé
  • : Psychothérapeute et thérapeute familial, je reçois dans mon cabinet à Paris 10, entre République et Strasbourg St Denis (ligne 3-4-5-8-9-11). Je propose des séances de thérapie pour enfants, adultes (individuelles ou en couple) et des thérapies familiales. Formé à la systémie par Mony El KaÏm je propose également des supervisions individuelles, en groupe ou institutionnelles. Pour me joindre: 06 76 18 41 06 - 01 42 39 31 15 - par mail: dutertetherapie@live.fr
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Catégories

Recherche

Recommander

Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 12:44

L’exil et l’absence

Voir s’ajouter l’absence d’enfants restés au pays, perdus en route, dont on est sans nouvelles, aux traumatismes vécus au pays, à la torture, aux compromissions imposées par le tra- jet migratoire et à l’exil est une épreuve particulièrement in- supportable.

Elle place le ou les patients devant une autre impossibilité de parler, souvent même d’évoquer ces enfants « absents ». L’indicible s’étend aux membres de la famille. Le thérapeute confronté à cette incroyable réalité se trouve mis dans une position des plus délicates. Accueillir ces enfants absents en séance, un nouveau défi.

La disparition, qu’elle soit d’un enfant ou d’un adulte, ne per- met pas l’accompagnement d’un deuil, le soutien pour essayer de tourner une page. Au contraire elle impose au patient de vivre dans l’incertitude, de gérer en permanence un effroy- able et inquiétant doute. Elle impose également la vie dans la permanence d’un temps distendu, où l’attente devient inter- minable, sans fin envisageable.

Attente qui vient s’ajouter à l’attente des papiers, du logement, du travail, etc. un temps d’attente, un temps figé.

Une fois expérimentée en France la très aléatoire sécurité, une fois le pied posé en terre « d’accueil » et la découverte de ses conditions de vie des plus précaires ; une fois que re- viennent avec intensité les séquelles traumatiques, les sou- venirs qui hantent l’esprit et mangent la mémoire, comment accepter l’idée même de la vie des enfants restés au pays ? Cette intolérable absence que des parents ne peuvent à l’évi- dence accepter. Le seul « refuge » s’installe alors : l’impos- sibilité de penser.

Tout thérapeute, comme tout être humain, a malheureusement eu à expérimenter le deuil dans sa famille, la perte d’êtres chers, mais comment imaginer la disparition ?

Certes quand un enfant disparaît, que la télévision et les autres médias s’en font écho, l’on est amené à essayer «d’imaginer». Mais il n’y a pas, dans ces cas tragiques, de chape de silence qui s’abat. Au contraire les forces de l’ordre coordonnent les recherches, des moyens importants sont mis en place, la fa- mille se voit entourée dans son « absence ». Le plus souvent des associations se créent, des voisins des amis, des incon- nus se lancent à la recherche. Dans l’horreur les parents ne sont jamais seuls. Le village, le quartier est mobilisé. La so- ciété joue son rôle !

Pour ces enfants laissés au pays qui se mobilise? Qui accom- pagne ces parents perdus, qui entoure, qui participe à ces im- possibles recherches ? Leur solitude face au malheur est totale.

Qui vient soutenir cet espoir insensé que des enfants pour- ront survivre dans la guerre? Au cœur de la terreur? Qui vient accompagner l’espoir qu’ils ne deviendront pas les victimes expiatoires des militaires, des tenants des dictatures toujours promptes à transférer la terreur?

Docteur Pierre Duterte

Par Pierre Duterte psychothérapeute - Publié dans : articles publiés
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 11:56

carte-de-voeux-2011.jpg

Par Pierre Duterte psychothérapeute
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 21:50

à l'Assemblée nationale:

 

Le besoin spécifique de soutien psychologique des mineurs isolés est il pris en compte ?

Par Pierre Duterte psychothérapeute
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 21:46

au Palais des Congrès de Paris

j'y ai présenté:

la thérapie familiale en situation extrème, et, Thérapie familiale chez les mineurs isolés étrangers… ? une impossibilité, un paradoxe, une solution ?

Par Pierre Duterte psychothérapeute
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 11:25


Les réfugiés ont un point commun dans leur histoire : leur départ n’a pas été préparé, il s’est fait dans l’urgence de la survie, Le trajet migratoire s’est fait le plus souvent dans des conditions épouvantables d’insécurité, de mise en danger. Très souvent les familles  sont incomplètes du fait d’enfants laissés au pays, disparus en route, morts. L’absence de l’enfant est une douleur indescriptible et souvent indicible. Il s’instaure donc une nouvelle règle qui est le silence. Cette règle familiale s’applique aux parents, aux enfants arrivés dans le pays d’asile mais aussi aux enfants nés en exil. Parler des enfants absents met en danger.

Le thérapeute se retrouve souvent dans une position délicate devant "l’insupportabilité" de la situation. Parfois le traumatisme de la disparition accolée à la violence,   aux traumatismes vécus par les membres de la famille font que le thérapeute pourrait être tenté d’appliquer la règle. 

Par Pierre Duterte psychothérapeute
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés